Comment le trouble de stress post-traumatique est-il traité ?

Il a été démontré que certains types de médicaments et la thérapie cognitive-comportementale peuvent traiter les symptômes du TSPT avec beaucoup d’efficacité. Aider tous les patients atteints du TSPT inclut d’assurer en premier lieu la sécurité physique et psychologique du patient, qu’il ait accès aux soins médicaux et aux ressources nécessaires pour prendre soin d’eux et assurer leur rétablissement. Le niveau de fonctionnement et la sécurité du patient, incluant le risque de suicide ou préjudices à autrui, sont toujours des considérations importantes au moment de l’évaluation initiale et de tels facteurs peuvent déterminer l’intensité du traitement choisi. Les objectifs du patient atteint du TSPT incluent aussi d’établir une relation thérapeutique stable et de confiance avec le psychologue; offrir une évaluation continuelle de sa sécurité et de son état d’esprit psychologique, comprenant des réactions possibles au traumatisme, comme une blessure physique, la perte d’un emploi, la perte d’êtres aimés. Des objectifs de gestion additionnels incluent d’offrir des renseignements au sujet du TSPT, améliorer l’assiduité au traitement, évaluer et gérer les détériorations fonctionnelles et de santé et coordonner les soins pour inclure une collaboration avec d’autres spécialistes (ex. : médecin de famille, travailleurs sociaux).

L’alliance thérapeutique entre patient et professionnel de la santé est importante et parfois difficile à établir avec des patients ayant subi des événements traumatiques. L’attention portée à l’interaction entre professionnel et patient est importante, puisqu’une expérience positive peut aussi rendre le patient plus réceptif à une évaluation et un suivi futurs.

L’évaluation et le traitement par le professionnel devraient toujours être effectués avec sensibilité et dans un environnement sécuritaire qui facilite le développement de la confiance. Le professionnel doit être assez expérimenté pour assurer au patient la possibilité de se sentir en sécurité dans la relation thérapeutique. Les cliniciens doivent répondre aux pires craintes du patient à propos d’une ré-exposition à des souvenirs traumatiques intolérables et reconnaître que le traitement en soi peut être perçu comme souffrant, menaçant ou intrusif. Le patient est souvent soulagé lorsque le thérapeute indique que de parler d’événements traumatiques de la vie peut être pénible et que le patient décidera de la profondeur à laquelle explorer les différents événements et sentiments. Cette suggestion de flexibilité aide le patient à maintenir ou restaurer un sens de contrôle, qui est souvent perdu après exposition à des événements traumatiques. Lors de TSPT chroniques, des réactions peu utiles comme l’abus d’alcool ou l’évitement peuvent avoir été présentes pendant plusieurs années ou décennies. Par conséquent, les cliniciens doivent être patients et s’assurer que la thérapie procède à un rythme tolérable.

Thérapie cognitive-comportementale pour le TSPT

Il a été démontré que la thérapie cognitive-comportementale est un traitement psychologique efficace pour traiter les gens atteints du TSPT. La thérapie aide les patients à avoir des pensées négatives, émotions et réactions physiques moins intenses à l’événement traumatique initial ou d’autres événements. La TCC commence généralement par renseigner le patient sur les symptômes du trouble ainsi qu’un raisonnement pour demander au patient de se rappeler les expériences douloureuses et un entraînement à la relaxation. Lorsque le thérapeute a évalué l’habileté du patient à tolérer l’anxiété à l’intérieur des sessions provoquant les symptômes, le patient est mené à travers une série de sessions dans lesquelles l’événement traumatique et ses contrecoups sont imaginés et décrits et il est demandé au patient de se concentrer sur l’affect négatif et son éveil jusqu’à ce qu’ils s’atténuent. Des exercices de réconfort et relaxation aident le patient à progresser à travers les sessions et des devoirs donnés à faire chez soi permettent au patient de les pratiquer hors des sessions ou lorsque confronté à des déclencheurs d’anxiété (endroits ou activités spécifiques) du monde réel.

Un nombre limité d’études bien conçues démontrent un certain succès, non seulement pour accélérer le rétablissement, mais aussi pour prévenir le TSPT lorsque la thérapie cognitive-comportementale est donnée rapidement après l’événement traumatique : avec quelques sessions débutant 2-3 semaines après l’exposition au traumatisme. Les techniques, tant de la protection au stress que celle de l’« exposition » répétée (c’est-à-dire confronter différents aspects du traumatisme initial avec l’aide et le support du thérapeute) ont démontré une efficacité sur les femmes atteintes du TSPT à la suite d’une attaque ou d’un viol. Il a été démontré qu’une exposition prolongée (à travers des expositions imaginées et réelles à des situations évitées associées au traumatisme précédent) est efficace, particulièrement sur les symptômes d’anxiété et d’évitement associés au TSPT. Cependant, de nombreuses études ont noté que l’exposition peut augmenter au lieu de diminuer les symptômes chez certains individus, alors le patient et le thérapeute doivent travailler de très près et surveiller leurs progrès.

Il a été prouvé que plusieurs formes de TCC ont été utiles pour traiter le TSPT. Par exemple, l’entraînement à la prévention du stress impliquant des exercices de respiration, de l’entraînement à la relaxation, l’interruption des pensées négatives, le jeu de rôles et la restructuration cognitive sont aussi des techniques de TCC dont l’efficacité a été prouvée pour réduire les symptômes du TSPT. De plus, des études démontrent que des survivants du viol, des victimes de crimes et vétérans de guerre ont vu une amélioration de leurs symptômes de TSPT et de leurs cauchemars lorsqu’ils participent à une thérapie de TCC qui utilise la thérapie par «imagerie mentale» (c’est-à-dire l’imagerie impliquant de revivre le traumatisme). Finalement, une thérapie de groupe par TCC, conçue pour corriger des perceptions distortionnées du traumatisme initial à travers la narration écrite par le patient de son expérience traumatique a aussi prouvé prometteur. La plupart de ces essais ont été à court terme et l’étendue à laquelle l’amélioration est maintenue au fil du temps n’a pas encore été assez évaluée par une étude de suivi. Il est donc important de discuter du suivi avec le thérapeute et de ce qui se passera lorsque les symptômes s’amélioreront.

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