L’alcool et la consommation problématique

L’alcool et la consommation problématique

1. Alcool : Toutes les boissons sont-elles égales ?

L’alcool est le narcotique en vente libre le plus consommé en Amérique du Nord. Une boisson standard contient 17 mL (14 g) d’alcool éthyle pur (ou de l’éthanol). Le volume d’une boisson ne correspond pas nécessairement à la quantité d’alcool que le verre contient réellement. Différents types de bières, vins et spiritueux contiennent des quantités très différentes (techniquement, des pourcentages) d’alcool. C’est pourquoi il est important de savoir combien d’alcool votre boisson contient. En Amérique du Nord, une boisson standard est souvent décrite comme 12 oz (330 mL) de bière régulière (5% d’alcool), 5 oz (145 mL) de vin (typiquement environ 12% d’alcool) ou 1.5 oz (43 mL) d’un spiritueux tel la vodka ou le scotch (qui ont typiquement 40% d’alcool). Les boissons plus fortes ou plus légères contiennent respectivement de plus grands ou plus petits pourcentages d’alcool.

2. Comment l’alcool affecte le corps

Voici comment l’alcool peut affecter le corps : l’alcool pénètre chaque cellule du corps, perturbant les réactions chimiques partout dans ce dernier. Il interfère avec les voies neurales du cerveau et peut affecter le fonctionnement du cerveau à court et plus long terme. Ces perturbations peuvent changer l’humeur et le comportement et rendre plus difficile le fait de penser clairement ou bouger avec coordination. En fait, l’effet de l’alcool sur l’humeur et le comportement explique la grande variabilité des habitudes de consommation et les réactions que les gens démontrent. L’alcool a aussi d’autres effets physiques. Boire beaucoup à long terme ou trop en une occasion unique peut endommager les muscles du cœur, causer de l’arythmie et augmenter le risque d’un AVC et d’une haute pression. Une consommation forte use aussi le foie et peut mener à une série de problèmes et d’inflammations du foie, incluant la stéatose hépatique, fibrose hépatique et une cirrhose. L’alcool peut aussi amener le pancréas à produire des substances toxiques pouvant mener à une inflammation et nuire à la digestion. Boire trop d’alcool peut aussi augmenter vos risques de développer certains cancers, incluant les cancers des voies aérodigestives supérieures et du sein. Les buveurs chroniques sont plus à risque de contracter des maladies telles la pneumonie et la tuberculose que ceux qui ne boivent pas en trop grande quantité. Finalement, boire beaucoup en une occasion unique ralentit votre système immunitaire — même jusqu’à 24 heures après l’état d’ébriété.

3. Habitudes de consommation : toutes les boissons ne sont pas égales

Ceux qui évitent l’alcool ou boivent modérément sont moins à risque de développer des problèmes de santé et effets psychologiques indésirables liés à l’excès de boisson. Boire, pour ce type d’individus, est gouverné par des normes situationnelles, culturelles ou religieuses et est rarement problématique. Ce qui constitue un niveau de boisson modéré est légèrement différent pour les hommes que pour les femmes : c’est parce que l’alcool affecte les hommes et les femmes différemment selon des facteurs génétiques et constitutionnels. Pour les hommes, une consommation modérée ou à risque peu élevé est souvent décrite comme pas plus de 4 boissons standards en un jour et pas plus de 14 boissons au total par semaine. Pour les femmes, une consommation modérée est de pas plus de 3 boissons standards par jour et pas plus de 7 par semaine. Généralement, aucun effet indésirable n’est observé sur la santé à ces quantités (ou moins) de consommation d’alcool. Cependant, pour baisser autant que possible le risque de problèmes immédiats ou à long terme, il est recommandé que les buveurs modérés mangent assez en buvant et qu’ils ne consomment pas l’alcool trop rapidement.

La consommation problématique existe sous plusieurs formes. Premièrement, il y a certains moments où boire tout type d’alcool peut être problématique. Par exemple, l’alcool n’est pas recommandé pour ceux qui prévoient conduire un véhicule ou opérer de la machinerie lourde, pour ceux qui prennent des médicaments aggravant les effets de l’alcool, ceux qui ont une condition médicale pouvant s’empirer avec l’alcool (comme une maladie du foie) ou les femmes qui sont enceintes ou qui essaient d’être enceinte. Boire de l’alcool peut être très dangereux pour ces personnes. Deuxièmement, une « cuite » est aussi problématique. Faire une cuite implique de boire tellement qu’à l’intérieur de deux heures, la concentration d’alcool dans le sang atteint l’intoxication légale (0.08g / dL). Pour les femmes, cela se produit généralement après 3 à 4 boissons, et pour les hommes, de 4 à 5 boissons. Une cuite est plus forte lorsqu’il y a une grande disponibilité d’alcool, par la pression des pairs et par les désirs de ressentir l’intoxication à l’alcool. Cela dit, boire de cette manière peut poser des risques considérables pour la santé et la sécurité, incluant des blessures, des accidents d’automobile, ainsi qu’endommager le foie et d’autres organes. Une autre habitude de consommation problématique est celle d’une forte consommation continue. Pour les adultes en santé, en général, une forte consommation veut dire consommer plus que les quantités recommandées par jour ou par semaine. Environ une personne sur quatre qui boit plus que ces quantités a déjà développé une dépendance à l’alcool ou des problèmes d’abus. La forte consommation d’alcool peut être utilisée pour « s’auto-médicamenter » et ainsi atténuer des humeurs négatives (comme l’anxiété, la tristesse ou l’ennui) ou pour se sentir euphorique lorsque sous influence de l’alcool.

L’alcoolisme est probablement la forme de consommation d’alcool la plus problématique. L’alcoolisme réfère habituellement à l’abus d’alcool ou la dépendance à l’alcool. La dépendance à l’alcool est le trouble le plus sérieux des deux, inclut des symptômes comme des fortes envies (l’urgence de boire), la perte de contrôle (ne pas pouvoir arrêter de boire), la tolérance (nécessiter une plus grande quantité d’alcool pour en ressentir les effets), ainsi que des symptômes de sevrage fréquents, comme de la nausée, des transpirations, des tremblements et une anxiété après l’arrêt de la boisson. Ceux qui sont dépendants à l’alcool peuvent aussi passer beaucoup de temps à boire, s’assurer une accessibilité à l’alcool et se remettre des effets de l’alcool, souvent au détriment d’autres activités et responsabilités. Les vies familiales (qui peuvent subir les effets de l’agression causée par l’alcool) et professionnelles (avec une performance diminuée) sont, généralement, aussi affectées négativement. Ceux qui ne font que de l’abus d’alcool ne sont pas physiquement ou psychologiquement dépendants. Néanmoins, leur consommation d’alcool est problématique parce qu’elle interfère avec leur capacité à répondre à leurs responsabilités à la maison, au travail ou à l’école. Leur forte consommation peut aussi les mettre à risque (par exemple conduire lorsque intoxiqué) ou causer des problèmes légaux ou sociaux (comme des démêlés avec la justice ou des disputes ou de la violence avec la famille).

4. Résultats de la consommation problématique

La croyance populaire était que l’alcoolisme était une sentence à vie. Cependant, des recherches scientifiques récentes suggèrent qu’environ le deux tiers des gens qui développent une habitude d’abus d’alcool ou une dépendance traversent un épisode unique qui dure environ de 3 à 4 ans. Les données démontrent aussi que plusieurs personnes qui recherchent un traitement officiel pour l’alcoolisme sont capables de s’abstenir d’alcool et plusieurs autres s’en remettent sans traitement formel. Pour en savoir plus sur le traitement pour l’alcool, cliquez ici.

Nous sommes là pour vous aider.
Pour plus d’information sur nos services ou pour vous aider à décider quel psychologue de notre équipe choisir, n’hésitez pas à contacter notre coordinatrice clinique au 514 337-2473 poste 0 et il nous fera grand plaisir de discuter avec vous des services psychologiques que l’on peut vous offrir.bottle-cap-150x150barrals-150x150moon1-150x150