Les troubles des comportements alimentaires et leur traitement

Les troubles des comportements alimentaires et leur traitement

Les troubles des comportements alimentaires (TCA) sont des conditions qui varient énormément, définies par des pensées et croyances distortionnées et des comportements étranges par rapport à l’alimentation, le poids et l’image corporelle. Les TCA sont typiquement accompagnés par des troubles de l’image de soi, de l’humeur, des impulsions et du fonctionnement social. Dans cette rubrique, je présente les caractéristiques qui définissent les TCA, en donnant un bref regard sur leur fréquence, ce qui peut les causer et comment les psychologues en traitent les différentes formes.

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Anorexie mentale

L’essence de l’anorexie mentale (AM) est une poursuite sans relâche de la minceur et une phobie des conséquences de manger. Le résultat, une restriction volontaire (et souvent dramatique) de la prise de nourriture, peut mener l’individu affecté à être en insuffisance pondérale ou (dans des cas extrêmes) dangereusement émacié. En AM, la phobie d’une prise de poids est si intense que la prise de poids (réelle ou possible), pour un individu déjà mince ou émacié, peut provoquer une profonde anxiété, irritabilité et/ou des sentiments de perte de contrôle. Les comportements alimentaires des personnes atteintes de l’AM paraissent souvent très bizarres : la personne peut manger des aliments très limités, peut éviter des situations sociales de consommation de nourriture, peut manger dans un ordre prescrit ou des quantités très faibles de calories laborieusement calculées. Dans certains cas, l’anxiété de la personne monte si intensément après avoir mangé que, pour apaiser les peurs de trop manger, il ou elle peut se purger en vomissant, en utilisant des laxatifs ou par d’autres moyens. L’appétit devient contrôlé tellement à l’excès que plus de la moitié des personnes atteintes d’AM développent éventuellement une hyperphagie boulimique — ce qui signifie un manque de contrôle périodique sur l’alimentation ou une incapacité à satisfaire sa faim.

Boulimie

En contraste au contrôle excessif de l’alimentation qu’est l’AM, la caractéristique principale de la boulimie est la perte de contrôle sur la nutrition. La boulimie est diagnostiquée chez les gens de poids normaux ou en surpoids (c’est-à-dire qu’ils ne répondent pas aux critères de l’AM) qui subissent des épisodes d’hyperphagie boulimique récurrents (ou épisodes boulimiques), suivis d’une compensation par un vomissement auto-induit, une mauvaise utilisation de laxatifs, des diurétiques ou autres substances ou par le jeûne ou de l’exercice physique intense. L’hyperphagie boulimique peut provoquer un sens terrifiant de perte de contrôle et est associée à des profonds sentiments de honte, d’anxiété ou de dépression. Lorsqu’elles sont en hyperphagie, les personnes boulimiques vivent souvent une aversion dramatique envers eux-mêmes — dans certains cas, au point de se mutiler ou de développer des sentiments suicidaires. Même si l’excès d’alimentation observée dans la boulimie peut sembler être le contraire de la suppression rigide de prise de nourriture propre à l’AM, les deux conditions, AM et boulimie, sont vues comme ayant un lien de causalité avec un excès d’importance donné au poids et au contrôle de la forme, un désir excessif de la minceur, résultant en des régimes compulsifs. Plusieurs chercheurs ont montré que des régimes prolongés et des attitudes restrictives chroniques par rapport à la nutrition augmentent le risque d’hyperphagie boulimique.

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Quelle est la fréquence des troubles des comportements alimentaires ?

Les résultats d’études indépendantes de plusieurs pays industrialisés autour du monde ont mené à l’impression que l’AM, strictement défini, affecte moins de 1% des femmes adultes et adolescentes. Une prévalence ponctuelle obtenue pour la boulimie chez les femmes est autour de 2%. Quoiqu’on croit généralement que les TCA surviennent beaucoup moins souvent chez les hommes que chez les femmes (par un facteur d’environ 10), les hommes ont certainement démontré qu’ils peuvent développer des troubles classiques d’anorexie mentale ou de boulimie et il y a certains éléments de preuves qu’une prévalence des TCA est grandissante chez les hommes. De plus, même s’il est une croyance populaire que les TCA sont des troubles d’une société riche et urbaine, les données démontrent peu de liens systématiques au statut socioéconomique et des nombres étonnamment élevés de TCA dans les communautés rurales.

Qu’est-ce qui cause les troubles des comportements alimentaires ?

Les TCA ont des facteurs de risque multiples et (souvent) partagés, génétiques-biologiques, psychologiques et sociaux. Les traits psychologiques (comme l’impulsivité, la compulsion ou le perfectionnisme) peuvent être au moins aussi pertinents pour définir des syndromes de TCA que n’importe quel d’un nombre superficiellement plus pertinent d’aspects de la phénoménologie des TCA (comme la présence d’une insatisfaction du corps, d’hyperphagie boulimique ou un abus de laxatifs). En effet, les données accessibles soutiennent que les variations psychopathologiques peuvent être des indicateurs d’une phénoménologie clinique, de substrats neurobiologiques, d’un historique de viol, du résultat d’un traitement, du pronostic et d’autres aspects. Si les TCA sont en effet aussi déterminés de façons aussi multiples que ce que les données accessibles semblent suggérer, les voies pour s’y rendre seront possiblement immensément hétérogènes et singulièrement biologiques, psychologiques ou des modèles sociaux offriront, au mieux, des explications partielles. Suivant cette ligne de pensée, nous proposons que ce qui peut être d’un plus grand intérêt au sujet des TCA est, en fait, leur tendance à avoir des causes diverses et entrelacées.

Comment les psychologues traitent-ils les troubles des comportements alimentaires ?

Dans des formes sévères, l’AM et la boulimie sont souvent traitées séparément. On offre généralement aux personnes atteintes d’une sévère AM une hospitalisation pour les aider à prendre du poids. On offre souvent aux personnes atteintes d’une sévère boulimie un traitement ambulatoire (habituellement quotidien) pour aider à interrompre les cycles d’hyperphagie boulimique et de purge. Dans des formes moins sévères, (par exemple, un patient atteint d’AM qui n’est pas en insuffisance pondérale sévère ou un patient boulimique qui ne vit de l’hyperphagie que de façon occasionnelle) sont souvent traités avec soit la thérapie cognitive-comportementale (TCC) ou avec un autre traitement, appelé la thérapie interpersonnelle (TIP). Les deux thérapies sont considérées comme également efficaces. La TCC aide les patients à comprendre quelles pensées et situations peuvent déclencher leurs symptômes de troubles alimentaires et à remplacer ces derniers par des réponses plus constructives. La TIP aide les gens à comprendre et mieux composer avec les changements difficiles de leur vie, comme passer de l’adolescence à l’âge adulte. La TCC et la TIP aident les patients atteints de TCA à se sentir moins en détresse ou être moins handicapés par des préoccupations liées au poids et à la forme du corps. La TIP peut aussi impliquer de trouver d’autres sources d’autonomie et d’estime de soi (comme la famille, l’école et les amis). Avec espoir, un autre bénéfice de la TCC et de la TIP est que le poids du patient en insuffisance pondérale se normalise et que l’hyperphagie boulimique ou les vomissements (si l’un ou l’autre est présent) s’arrête. Le principe n’est pas de garantir que la patiente sera plus satisfaite de sa forme, mais plutôt de rendre son poids et sa forme moins dominants dans le plus grand portrait de sa vie. Environ la moitié des patients s’améliorent après un cycle de thérapie et cela peut en nécessiter plusieurs cycles avant que tous se rétablissent.

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